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Explorer, ce qu'il faut voir...

Sur les terres vierges

Se perdre sur les terres tourmentées de Djibouti, c’est chausser les lunettes du géologue et embrasser la sensation rare du pionnier. Le Lac Assal et l’Ardoukôba. Depuis Djibouti-ville, une heure et demie sont nécessaires pour rejoindre le site chaotique du lac de sel, qui attire géologues et vulcanologues du monde entier. Sur la route, l’œil embrasse des espaces immenses vibrants de chaleur et de poussière, où vents et mirages ont élu domicile. Siège d’une intense activité sismique et tectonique, la région est le résultat de phénomènes géologiques uniques au monde, d’où a émergé en 1978 l’Ardoukôba, le dernier-né des volcans djiboutiens. Un spectacle hallucinant qui confère à ces terres déchirées un aspect apocalyptique de toute beauté, dans un chaos de failles et de lave. Et soudain, au fond de la dépression, à 153 mètres au-dessous du niveau de la mer, dans un prodigieux décor de lave noire et de concrétions salines, le lac se dessine comme une émeraude enchâssée dans les montagnes, prolongé par une banquise de sel de 65 Km² et des sources d’eau chaude. Le contraste des couleurs y est somptueux, entre le blanc immaculé de la banquise, les eaux sombres du lac et les teintes tantôt ocre et noires des montagnes. Au milieu de ce chaos vivent pourtant des hommes: avec un peu de chance, il est possible d’apercevoir des sauniers chargeant les blocs de sel sur leurs dromadaires, direction l’Éthiopie. L’agence SAFAR permet aux voyageurs d’accompagner ce cortège.

La promesse d’un moment hors du temps.

 

Les sites clés de Djibouti

Le Goubet Al-Kharab maléfique

À l’extrême pointe du Golfe de Tadjourah,le Goubet Al-Kharab est une anse magnifique et inquiétante dominée par l’île du Diable, un dôme impressionnant qui a jailli au milieu de la baie lors des mouvements tectoniques liés à la formation du Rift d’Assal. Accessible par la route qui le domine ou en bateau, le Goubet a toujours pâti d’une réputation maléfique, à telle enseigne qu’aucun pêcheur djiboutien n’y risquerait encore aujourd’hui son embarcation!

Sous le dôme dormirait en effet le gouffre des démons, antre de créatures marines monstrueuses qui, à l’instar des sirènes, tireraient par le fond les audacieux osant s’y aventurer. Le site, il est vrai, a de quoi frapper l’imagination, cerné par des montagnes arides qui dévalent directement dans les eaux.

 
Balho et la préhistoire

Les amateurs de sensation forte peuvent poursuivre plus loin, jusqu’au site préhistorique de Balho, à 80 km au nord du Lac Assal, et ses peintures rupestres récemment découvertes. Chacun pourra constater sa fragilité, en un lieu peu foulé par les hommes.

Balho est également accessible par Randa, dans la région de Tadjourah, en passant par le village de Dorra. La piste qui relie Dorra à Balho est magnifique, au pied du Mont Moussa-Ali,qui culmine à 2 020 mètres, à proximité de trois dépressions salées : les Sak Allol.

 
Le Lac Abbé, des paysages lunaires

À une journée au départ de la capitale, après avoir traversé le désert du Grand Bara et la ville de Dikhil, le Lac Abbé dévoile ses paysages lunaires aux yeux ébahis. Une véritable forêtde cheminées calcaires en forme d’aiguilles pouvant atteindre 50 mètres, entourées de sources d’eaux bouillonnantes, laissent échapper de nombreuses fumerolles aux senteurs de soufre qui offrent au voyageur le spectacle insolite d’un monde fantastique. Ces alignements déchiquetés de calcaires dissous, concrétisés au contact de l’eau froide, ont été sculptés par la remontée des vapeurs du magma souterrain. Ce paysage est littéralement unique sur la surface du globe, puisque pour contempler des structures similaires, il faudrait plonger au fond de l’Océan Pacifique, là où se croisent les grandes plaques tectoniques. Hormis les nomades, les seuls habitants de ces lieux reculés aux confins de Djibouti et de l’Éthiopie sont les milliers de flamants roses, ibis, et pélicans, dont l’envol est la promesse d’un spectacle inoubliable.

 
Le Lac Assal, sur les terres apaisées

Le lac assal est une curiosité naturelle d’une grande beauté, dans un cadre de volcans et de laves noires,à 153 m au dessous de niveau de la mer.

C’est le point le plus bas du continent africain. Dans un prodigieux décor de gypse et de concrétions salines, ce lac se dessine comme une merveilleuse émeraude en chassée dans les montagnes.

Le Lac Assal c’est un spectacle hallucinant, avec à l’arrière-plan la lave noire des volcans qui accentue le contraste de ces teintes éblouissantes que l’azur du ciel ne parvient pas à tempérer.

Outre les touristes, on rencontre souvent des camions chargés transportant le sel du lac vers les hauts plateaux éthiopiens sous le regard amusé des vendeurs de souvenirs. Attention aux sources d’eaux chaudes.

 
La foret du Day

Quand l’horizon s’aplanit ou que le chaos minéral s’apaise, un autre Djibouti se fait jour, fait de verdure et de fraîcheur.

La forêt du Day. L’oasis de Bankoualé et sa jolie cascade qui coule en toutes saisons alimentent des jardins verdoyants dominés par des palmiers caractéristiques de la région, couronnés d’un épais bouquet de feuilles dressées en éventail. Depuis ces jardins paradisiaques s’étirent les contreforts de la région montagneuse du Mont Goda (entre 1 200 et 1 700 mètres), qui bénéficie d’un climat doux, sanctuaire de nombreuses espèces animales et végétales. Au sommet de la montagne, la forêt du Day est le dernier vestige africain de la forêt primaire du Sahara avant la désertification. Des genévriers géants, des oliviers sauvages, des acacias, des jujubiers, d’impressionnants figuiers étrangleurs et d’autres spécimens d’une végétation rayée de la surface de la terre constituent le lieu de vie d’une faune variée : francolins, genettes, singes...

 
Le massif des Mablas

La ville d’Obock est le point de départ des excursions vers les mangroves de Godoria et Khor Angar (à faire en petit bateau moteur), le phare de Ras Bir, et le site volcanique exceptionnel de Ras Doumeira et Ras Syan.

Dans l’arrière-pays, les Mablas, massif verdoyant au climat tempéré, encore très peu fréquenté, sont coiffés de la seconde forêt du pays. Le site, magnifique, est le terrain de jeu favori des amateurs de conduite sportive en brousse, tandis que les mordus d’alpinisme, des amateurs aux professionnels confirmés, y trouveront le lieu enchanteur de leur passion. Comme dans la forêt du Day, les espèces végétales semblent des survivantes des temps préhistoriques.

 
L’archipel des Sept Frères

Certains sites comme l’archipel des Sept Frères, le tombant d’Obock, les îles Moucha et Maskali, la Plage des sables Blancs, et le Goubet sont de véritables jardins botaniques. La température (toujours supérieure à 22°C), la salinité, la clarté et la pureté de la mer présentent les conditions idéales du développement luxuriant de récifs coralliens peu profonds aux mille couleurs, dont les hôtes se caractérisent par la diversité, la richesse, l’élégance, la délicatesse, la singularité de leurs formes. Aucune description ne peut rendre compte de l’exubérance des teintes qui s’offre à l’œil.

L’incroyable foisonnement et la densité inédite des fonds marins djiboutiens en font un assemblage d’habitats uniques. Dans cet univers paradisiaque évoluent 167 espèces de coraux, des myriades de poissons multicolores (poisson clown, poisson papillon, poisson ange, gaterin à points noirs, perroquet vert et bleu), 27 espèces de requins, des tortues, des murènes, des raies manta, plusieurs espèces de dauphins...

 
Tadjourah, la ville de Rimbaud

La première traversée du golfe doit nécessairement s’effectuer par la mer, depuis la jetée du port aux boutres de Djibouti-ville où les voyageurs attendent l’heure du départ sur des quais encombrés de marchandises hétéroclites et de senteurs. Pendant la traversée, il n’est pas rare d’assister à un ballet de dauphins habitués à accompagner les boutres en guise de bon voyage. Puis après trois heures et demie de boutre, la ville blanche et ses palmiers se détache de l’horizon. La capitale des sultans de Tadjourah, la ville aux sept mosquées, a connu ses heures de gloire lorsque les caravanes remontaient vers l’empire abyssin. C’est aujourd’hui une petite ville tranquille d’à peine 10 000 habitants, où les dromadaires attendent immobiles la décharge des denrées. Ne pas manquer les forgerons de la place, la maison d’Arthur Rimbaud, et les artisans déployés à chaque coin de rue.

 
Obock à la française

L’ancienne « capitale » du protectorat français est l’un des cœurs du pays afar, une petite ville baignée par les eaux cristallines de la Mer Rouge et tournée vers le Yémen. Avec ses alignements de maisons à arcades blanchies à la chaux, Obock évoque les récits de voyage des aventuriers du XIXe siècle, avec son cimetière marin chargé d’histoire.

Tout autour de la ville, les plages de sable fin accueillent les dromadaires venus déguster les feuilles fraîches des palétuviers, tandis que les sites majestueux allant de l’aride à la luxuriance végétale en font la destination djiboutienne préférée des chercheurs d’absolu.

 
Ali Sabieh haute en couleurs

Dans un cadre magnifique de montagnes rouges, à 750 mètres d’altitude, la petite ville créée il y a un siècle est la dernière station du chemin de fer avant l’Éthiopie. Les couleurs enflammées de son environnement contrastent avec la blancheur aveuglante de ses maisons incrustées de corail, et donnent à Ali Sabieh a un cachet spécifique, fait d’effervescence autour de la gare où le long des rails, femmes et enfants proposent aux voyageurs toutes sortes de produits.

Dikhil la douce

Petite ville coquette nichée sur un promontoire rocheux, Dikhil est un lieu de passage très fréquenté entre Djibouti et l’Éthiopie. Illuminée par son allée principale de lauriers roses, cerclée de la plus ancienne palmeraie du pays, c’est une ville de couleurs, couverte de mosaïques, notamment ses mosquées typiques d’une architecture musulmane endogène.

 
L'île Moucha

C’est une petite île semi-désertique de la république de Djibouti à l'entrée du golfe de Tadjourah, à une quinzaine de kilomètres au large de la ville de Djibouti.

L'île possède une mangrove de palétuviers et est principalement connue pour la beauté de ses fonds sous-marins et comme site de plongée. Quelques petits îlots et l'île de Maskali se trouvent à proximité de Moucha. L'ensemble étant quelquefois nommé les îles Moucha. Ils constituent la partie émergée d'un récif corallien.

Les îles Moucha sont utilisées en 1914 par Henry de Monfreid comme cache d'armes qu'il essaye de vendre en contrebande1. Après que le dépôt est découvert, un «détachement de gardes indigènes» est installé sur l'île 2, dont l'accès est interdit. Ce poste de surveillance est supprimé en mai 1915.

En avril 2008, le président Guelleh a annoncé le projet de louer l'île à des investisseurs chinois qui prévoient d'y construire un hôtel de luxe et un casino.

 
Bankoualé

Bankoualé. Terre des Afars. Terre enclavée. En quelques heures, la mer semble oubliée. La piste grimpe. Dans cette région de moyenne montagne, ne demeure qu’un paysage de pierre, un univers minéral ponctué de quelques villages hirsutes, comme miraculés, quelques simples cases, toukouls de palmier et de bois. L’été, les citadins de Djibouti viennent y respirer un peu de fraicheur. L’hiver, c’est au tour de quelques rares touristes ou randonneurs...

La route de Bankoualé se gagne. Situé dans une région de moyenne montagne, entre 1200 et 1700 m, la piste n’est qu’un vague tapis de cailloux, un trait sinueux où même les 4×4 peinent à vaincre la pente. Ca et là, quelques acacias agrippés à la roche ponctuent de taches vertes un tableau tirant vers l’ocre et le gris. On croise aussi des figuiers étrangleurs qui semblent étreindre de leur racine ces roches si omniprésentes, résumant assez bien le combat auquel se livre la nature pour survivre en ce milieu minéral où tout est si rare, à commencer par l’eau.

Le campement de Bankoualé a été fondé en avril 1997 par Houmed Ali, un enfant du pays, afin de contribuer au développement local, à la création d’emploi et indirectement à la promotion de l’agriculture et de l’artisanat par les achats de fruits, légumes, et des produits artisanaux. Au départ, il n’y avait que quatre toukouls (cases rondes), une salle de restaurant et une cuisine. Mais, en six mois, Houmed réussit à mettre en place quatorze toukouls. Aujourd’hui, le site dispose de 20 paillotes. On y trouve même six douches et toilettes et les toukouls ont l’électricité grâce à l’installation de panneaux solaires. Un luxe ici !

En route vers le village d’Ardo. La roche est toujours omniprésente.Ici, les villageois ne peuvent compter uniquement sur l’élevage.Beaucoup de familles ont au moins une personne qui travaille à Djibouti ville, dans l’administration. Tout l’économie du pays est concentrée la bas. L’hiver, Bankoualé comprend à peine sept foyers. L’été, poussé par la chaleur, beaucoup reviennent et on en dénombre jusqu’à quarante.

Au sein des différents villages, le terrain est divisé par tribus et les chèvres marquées afin qu’elles broutent dans le champ qui leur est alloué. Cela semble quelque peu irréel tant elles semblent vaquer d’un lieu à l’autre. Nous croiserons aussi un chameau rêveur, un daman (mammifère qui ressemble à une grosse marmotte) fugueur, quelques passereaux colorés mais ni babouins ni dig-digs (gazelle), pourtant bien présents dans les environs.

Village d’Ardo. Nous passons une école. Les enfants sont curieux, accueillants, les femmes plus timides mais si essentielles. Elles sont partout et semblent omnniprésentes. Au-delà de l’école, on les croise portant l’eau, le bois, travaillant la terre, préparant le repas, le thé, auprès des enfants. Dignes, élancées, elles semblent porter ces villages à bout de bras.



Un échange fugace entre l’un des photographes de notre groupe et quelques enfants. Si les rencontres restent furtives, chacun s’essaie à ce qu’elles restent des rencontres.

Fatouma nous accueille dans la coopérative artisanale des femmes d’Ardo. Ici, les femmes travaillent le palmier doum et réalisent principalement des vanneries décorées de colorants naturels mais aussi des boucles d’oreilles, des porte-monnaie en perles. Créée en 1992 pour soutenir l’artisanat local, l’association regroupe 60 femmes de six localités de la région de Bankoualé, dont le nom évoque justement une espèce de palmier. Chacune réalise les objets de son choix et décide de son prix. Les clients sont principalement les personnes des campements. Grâce à ce complément de revenus, ces femmes réussissent à avoir un salaire régulier sur l’année. A Djibouti, nous rencontrerons la magnifiqueMasso, qui nous en dira plus sur l’association et les projets de cette coopérative. (A suivre...)

L’eau. C’est peut-être le mot clef ici. Elle manque cruellement.Tous les matins, les villageois de Bankoualé se retrouvent autour du puits. L’eau est rare, et pourtant, les villageois de la région de Bankoualé ont réussi à créer de petits potagers et un magnifique jardin de manguiers tel une oasis de verdure et de fraîcheur planté au milieu de la roche, un miracle dans cet univers minéral, un éden où les randonneurs viennent pique niquer en été, quand la chaleur se fait insupportable à Djibouti, quand les manguiers offrent leurs fruits.

Fin de notre halte à Bankoualé. Il nous faut déjà repartir. Le voyage est un éternel départ vers d’autres ailleurs. Cette fois, cap vers le lac Assal et sa banquise de sel. A suivre...

 

Ce qu'il faut faire à Djibouti

Circuits et découvertes

 
Les campements touristiques

Partager la grandeur d’âme des populations nomades, gouter aux festins sous le ciel étoilé, marcher avec une caravane de dromadaire transportant le sel du Lac Assal jusqu’en Ethiopie pour l’échange contre du sorgho : tout cela n’est possible qu’ à Djibouti, le pays ou les cultures locales n’ont pas encore été touchées par les mutations du monde moderne.

Il est possible de faire le tour du pays en ne passant que par ces campements, à la rencontre des deux grandes cultures nomades afars et somalis de la corne de l’Afrique. Une manière de quitter le temps court des sociétés occidentales pour se projeter dans le temps long des nomades, au rythme des hommes, au son des chants et des contes, une manière de vivre l’hospitalité et la tolérance de ces peuples à l’organisation complexe ou les liens d’amitié sont reconnus comme structure sociale. Une expérience inoubliable.

Fondatrice d’Aden, association qui sert de relais aux campements de tourisme intégré créé par les Djiboutiens, Dominique Lommatzsch a été la première à faire partir un circuit découverte « Caravane de Sel » initié par des Djiboutiens. Cette expérience vécue par des voyageurs occidentaux a permis dès 1988 l’ouverture de ce circuit. Dans le même temps, des Djiboutiens ont ouvert les premiers campements d’accueil, des installations simples – daboytas ou toukouls – créés avec l’accord des populations locales et des structures traditionnelles.

Installés aux abords des villages ou à proximité de sites tel le lac Abbé – où le premier hôtel est à 2 heures de route – ces campements ont pour objectif d’associer les populations locales à l’activité touristique (préparation des repas, artisanat local, guidage, partage de savoir-faire, etc.). On en trouve près d’une dizaine, de l’intérieur des terre – campement d’Houmed Loïta au lac Abbé – jusqu’aux plages – campement d’Ouboucky créé par Abdou en coopération avec les pêcheurs d’Obock. Au-delà d’être des projets initiés, créés et gérés par des Djiboutiens, ils ont pour mérite d’associer les villageois, de s’intégrer au paysage, de respecter l’architecture traditionnelle, d’utiliser les matériaux locaux (palmier doum, bois parfois, pierre souvent) et ainsi, de mettre en valeur toute la diversité des sites et paysages sans les dénaturer.



Au moment où Djibouti cherche à renforcer son secteur touristique, où l’on sent et pressent que bien des sites d’exception encore relativement vierges et peu exploités pourraient apparaitre comme autant d’édens tentateurs, ces campements apparaissent comme un cap, une ligne directrice, l’espoir d’un nouveau modèle touristique, d’un exemple djiboutien qui aura su « mettre en tourisme » son territoire pour le bien du plus grand nombre. Le pays est à un tournant. Entre hôtes et voyageurs.

 
Plonger à Djibouti

La République de Djibouti possède un littoral de 370 Kilomètre de long depuis Ras Doumeira au Nord, jusqu’à Loyada au Sud et un vaste domaine maritime territorial qui se caractérise par la richesse et la deversité des écosystèmes marins qu’il abrite.
Les fonds sont intacts en raison d’une activité de plongée peu importante. Ainsi les fonds sont préférés à ceux de la mer rouge.
Venez plonger parmi une multitude de poissons et des coraux aux mille couleurs, dans une mer à la temperature idéale toute l’année.

Requins Baleines

Pouvant atteindre une taille de plus de 12 mètres en mer Rouge, le requin baleine est le plus grand des poissons. On le reconnait facilement par sa massive silhouette contrastant avec sa placide évolution. Chaque année entre novembre et février il est au rendez-vous sur les côtes Djiboutiennes.

C’est n’est nullement une coïncidence si Objectif Atlantide a organisé sa chasse au trésor à Djibouti ce mois de novembre. Ainsi, en plus d’une belle aventure humaine, les participants ont l’occasion de rencontrer ce géant des mers.

Nager aux côtés d’un requin baleine qui évolue la gueule grande ouverte, filtrant l’eau pour ne retenir que le plancton et les petits poissons est tout simplement magique.

Tous les ans, dans le Golfe de Tadjoura, les requins baleines se laissent facilement observer. Plusieurs dizaines d’individus se regroupent sur un même secteur à moins de 5 mètres de profondeur et proche de la côte. Ce sont des jeunes dont la taille varie de 3 à 8 mètres. Les adultes sont plutôt au large, à l’entrée du Golfe.

Traditionnellement, les Djiboutiens ne les différencient pas des autres requins. Le mythe des dents de la mer à la dent dure, et ces animaux sont craints par méconnaissance. Et si, eux, les dents de la terre leur faisaient peur. Les plongeurs, au contraire, se pressent à cette période de l’année pour nager aux côtés de ces grands animaux à la robe grise parsemée de points blancs.

Chaque jour, les clubs de plongée emmènent les curieux et, conscients de la richesse de cette vie marine c’est avec précaution qu’ils approchent leurs embarcations des requins baleines. Le briefing pour les plongeurs est clair : uniquement snorkeling, pas de mouvements brusques, une distance minimale de 3 mètres à respecter et une grande courtoisie entre chacun. Le gouvernement, compréhensif de cette richesse marine, travaille actuellement sur des lois pour la protection des requins-baleines.

Les scientifiques du monde entier se penchent quant à eux sérieusement sur la présence des requins baleines sur ces lieux, et sont fidèles à ces rendez-vous périodiques afin de mieux comprendre ces animaux.

Aujourd’hui deux grandes hypothèses sont avancées :

  • la première soutient que les requins ne seraient que de passage à Djibouti chaque année… mais leur provenance comme leur destination sont les inconnues de cette théorie.
  • la seconde prône la sédentarité des animaux sur la zone, et en dehors de ces périodes d’observation en surface, les requins resteraient tout simplement au large des côtes de Djibouti mais… plus profond.


Des émetteurs ont été fixés sur certains requins, mais sans conclusion viable à ce jour. Un des appareils a même été retrouvé sur les collines de Djibouti, un badaud l’ayant abandonné là après l’avoir trouvé sur une plage, l’animal s’en étant débarrassé ! : nous déclare Luc Poirier gérant du Lagon Bleu, club de plongée local.

Pour lui comme pour tant d’autres, la présence de ces géants des mers reste un mystère et cela ne fait que renforcer le caractère exceptionnel de ces rencontres djiboutiennes.

(texte issue de plongeur.com)

Les gentils géants de Djibouti

Le requin baleine (Rhincodon typus) est sans aucun doute la créature marine la plus spectaculaire de la planète, avec ses 12 à 15 mètres de longueur et un poids pouvant atteindre 12 tonnes.

De novembre à mars, Djibouti devient le rendez-vous incontournable pour l’observation de ces géants.

La baie d’Arta plage est en effet l’un des rares endroits au monde où des concentrations de requins baleines apparaissent dans les eaux proches du rivage où ils se laissent facilement observer et photographier. Palmes, masque et tuba suffisent largement pour rencontrer ces squales, stupéfiants de grâce et de beauté. Totalement inoffensifs, évoluant la gueule ouverte pour absorber le plancton, ils ont aussi la particularité d’être très joueurs ! Plonger et nager à leur côté est tout simplement magique. Les requins baleine ont toutefois une peau très rugueuse qui agit comme un abrasif sur la peau humaine. Il est par conséquent conseillé d’être très prudent et de respecter une distance de sécurité de quelques mètres...

Ses effectifs sont en baisse constante, et depuis 2002, l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) a classé le requin baleine parmi les espèces menacées d’extinction. Conscientes de l’importance de ces géants des mers pour le développement du tourisme djiboutien, les autorités ont pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir leur protection (décret du 22 avril 2004).

 
Les coraux

Dans les eaux du Golfe de tadjourah et de la baie du Goubet, les coraux connaissent des conditions idéales pour leur développement le plus complet et le plus luxuriant.

Les spécialistes de la plongée sous-marine et de la vie sous les mers considèrent certains sites comme de véritables jardins botaniques dans lesquels la vie se manifeste avec la plus grande intensité.

Raie Manta

Difficile d’expliquer. Il faut avoir été témoin du spectacle pour en avoir une idée précise car aucune description ne peut divulguer la variété, la délicatesse et l’élégance des colonies de madréporaires; aucune représentation ne peut raconter la singularité des formes et la diversité des teintes des innombrables hôtes des récifs.

 

La pêche en mer

La pêche constitue une activité passionnante que vous pourrez pratiquer à Djibouti. En bateau ou du bord, vous ne serez jamais déçu car les prises sont impressionnantes et les risques de casses énormes.

Les zones de pêches se trouve à 1 heure environ de Djibouti sur la zone de Arta. On y accède très facilement en bateau. Ce site de pêche est intéressant car les fonds marins passent très rapidement de 700m à 45m pour finir sur un haut fond de 9 m.

La passe du Goubet appelée Le Gouffre du Démon est sûrement la zone de pêche la plus intéressante. La mer arrivant du Golfe d’Aden s’engouffre dans cette passe qui est séparé au milieu par un minuscule ilot.

C’est à marée basse que les pêcheurs obtiendront les meilleurs résultats, car tous les prédateurs seront au rendez-vous. La liste des différentes espèces de poissons est trop longue pour tous les citer.

Mais les principaux poissons qui hantent la passe sont, les carangues ignobilis, les barracudas, les lutjans, les empereurs, les requins, les liches, les thazards, les thons jaunes.

 

Découverte de la faune

La république de Djibouti possède une faune sauvage représentative des zones arides de la Corne de l’Afrique. Cette faune sauvage abondante ne subit aucune pression de chasse et se laisse facilement observer dans son milieu naturel.

Certains mammifères comme la gazelle de soemmering, la gazelle de Pelzein et l’antilope Beira, sont menacés sur le plan et figurent sur la liste rouge de l’IUEN.

D’autres sont plus abondants comme la gazelle de Waller, appelée aussi gazelle girafe à cause de son long cou, et petite antilope trapue dite Oréotrague.

Le pays compte plus 54 espèces de mammifères terrestres, 60 espèces d’oiseaux, 36 espèces de reptiles et quelques 79 espèces de papillons.

La Répubilque de Djibouti est un véritable carrefour ornithologique.

Toutes les espèces représentatives des zones arides de la Corne de l’Afrique se retrouvent à Djibouti. Cette faune sauvage ne subit aucune pression de chasse et se laisse facilement observer dans son milieu naturel. Le pays compte 54 espèces de mammifères terrestres, panthères, léopards, guépards, plusieurs familles de gazelles (gazelle de Waller, de Soemmering appelée aussi géréruk, de Pelzeln, oréotrague, petite antilope trapue), chacals, singes Hamadryas...

Djibouti est également un carrefour ornithologique qui compte 360 espèces d’oiseaux, parmi lesquelles des espèces endémiques comme le francolin ou le beaumarquet, résidents des zones boisées de moyenne altitude.

Plusieurs sites d’observation sont remarquables, comme le Day et les Allols, et surtout le détroit de Bab-el-Mandeb.

Avec un littoral de 370 kilomètres de long, depuis Ras Doumeira au Nord jusqu’à Loyada au Sud, Djibouti figure dans le top 10 des plus beaux fonds marins au monde. Djibouti est devenu le rendez-vous des plongeurs expérimentés mais aussi des novices grace à ses fonds préservés.

L’incroyable foisonnement et la densité inédite des fonds marins djiboutiens en font un assemblage d’habitats uniques. Dans cet univers paradisiaque évoluent 167 espèces de coraux, des myriades de poissons multicolores (poisson clown, poisson papillon, poisson ange, gaterin à points noirs, perroquet vert et bleu), 27 espèces de requins, des tortues, des murènes, des raies manta, plusieurs espèces de dauphins...

Quelques espèces que vous pourrez observer à Djibouti:

Oiseaux du littoral

La République de Djibouti occupe une position de choix en Afrique de l’Est,ouverte sur une mer,un golfe et un océan : mer Rouge,golfe d’Aden et océan Indien .Mais surtout,elle bénéficie d’une situation privilégiée,à la limite de deux grands ensembles biogéographiques :les domaines afro-tropical parcourus par des flux de migration du nord-sud, dont un des passages obligés est l'entrée de la mer Rouge, le détroit de Bab el-Mandeb .Ainsi,deux fois par an, en automne et au printemps,ce sont des centaines de millions d’oiseaux,essentiellement des rapaces, qui franchissent les quelques milles marins séparent l’Afrique de l’Arabie (pas plus de 30 km séparent le Yemen du Nord de Djibouti). Les quelques 370 kilomètres de côte sont fort fréquentés .Au moins 80 espèces d’oiseaux sédentaires et migrateurs y trouvent refuge et nourriture.

Ces migrations d'oiseaux peuvent être observées dans le nord du pays .La portion de littoral comprise entre Ras-Doumeira au Nord et le village de Khor Angar au Sud se situe sur un couloir de migration Nord-Sud-Nord pour de nombreux oiseaux euro-asiatiques .Ce mouvement aller- retour concerne entre un demi à un million d'oiseaux (rapaces ,sternes notamment) .

Les tortues

Sont chassées pour leur carapace .Normalement il est interdit de tuer une tortue pour sa carapace .Les œufs de tortues sont protégés .Elles sont faciles à observer, on peut en croiser sur les plages de Djibouti.

Les gazelles

Sont difficiles à capturer car elles courent très vite .Elles sont surtout capturées pour leur peau, leurs cornes .Elles sont à protéger. On peut facilement observer en brousse les dik-dik, les gazelles de Pelzeln (notamment au grand Barra).

les singes

Les singes sont les principaux animaux de Djibouti (après le dromadaire ) et ils sont chassés pour leur peau .En montagne on peut voir de nombreux Hamadryas ( autour de Randa) : grand singe massif, musculeux, à fesses et face roses .Tête forte à face plate et museau allongé ("museau de chien");oreilles rondes et nues , plaquées sur la tête ( attention! singe agressif surtout si vous le dérangez avec ses petits).

Le guépard

Il est en voie de disparition .Il est chassé pour sa peau,sa mâchoire .Il est très protégé car il est très rare .

Le dromadaire

Il sert de moyen de transport, car les djiboutiens sont nomades .On tue le dromadaire pour leur vessie ,vous pouvez acheter du lait de chamelle aux nomades (très énergétique).

Les chèvres

On les trait ; grâce à cela les nomades gagnent leur vie
Nourriture des chèvres : du papier parfois du plastique, des feuilles d’arbres(tous les déchets possibles)

Le singe vert

Singe de taille moyenne, à tête arrondie, au corps élancé et à queue très longue. Chez les deux sexes : face plate, de couleur noire, encadrée de favoris blancs. Coloration générale vert olive plus ou moins roussâtre sauf les pattes ventrales blanches. Mains et pieds gris clair, pouce petit empêchant la prise de petites proies.

Statut à Djibouti : espèce présente, commune mais très localisée sur la façade maritime du Goda en l’état actuel des connaissances. La dynamique de la population est inconnue mais en probable progression du point de vue répartition et effectif.

Le lièvre d'Abyssinie (lièvre du CAP)

Animal à allure de lapin à (très) longues oreilles. Tête plutôt grosse, assez massive, à museau court et large, yeux clairs, volumineux ; oreilles très grandes, dressées ou pendantes, à points foncées. Queue à poils longs , noir sur le dessus blanche sur les côtés.

Statut à Djibouti : espèce présente, commune, localement très commune dans les habitat favorables type plaine côtière.

Le chacal commun

Morphologie proche du chien. Tête fine, pattes longues, queue fournie et corps élancé. Front élevé et face roussâtre.

Statut à Djibouti : espèce présente largement répartie, soumise à des captures, empoisonnements et piéges .

Le ratel

Animal de la corpulence d’un chien de petite taille, mais plus ramassé, à pattes courtes et épaisses.

Statut à Djibouti : espèce présente. La répartition est indéterminé et la dynamique de la population est probablement régressive sur la durée compte tenu de sa détestable réputation auprès des éleveurs.

Le caracal

Très grand chat, à robe unie et aux oreilles « à plumets ». Menton et dessus du corps blancs ; parties ventrales beige orangé, léger ment mouchetées de taches chamois ou crème.

Statut à Djibouti : espèce ubistique, de faible densité, rare à habituelle. Les caracals sont des animaux cryptiques qui se fondent facilement à l’environnement.

 

Les plages

Avez 372km de côtes et avec des îles, Djibouti a de nombreuses plages encore vierges. S’il n’est pas culturelle de se faire bronzer sur une plage, celles-ci sont aimés des touristes car tranquiles et propres, elles sont idéales pour un pic-niques en famille ou une baignade dans des eaux crystalines.

Doralé

La plus proche de Djibouti, hors les plages purement balnéaires du plateau du serpent, est celle de Doralé, à 8 km de la capitale, très balnéaire elle aussi. On peut y louer des bungalows et trois restaurants offrent leurs services.

Khor Ambado

Situé a une quinzaine de kilomètres de la capital, cette plage constitue une véritable pépite de sables blancs coincée dans un relief volcanique.

On peut également camper et deux bons restaurant vous serviront des plats délicieux.

Arta plage

C’est une très belle plage située à une trentaine de kilomètres de la capital.

C’est une base de plongée sous-marines et de pêche ne pas oublier le kit P- M- T (palmes masques et tuba) tant très fonds sont magnifiques.

Un sympathique petit restaurant vous attend.

Les sables blanc

Cette belle plage est située de l’autre côté du golfe Tadjourah. Un campement professionnel y est implanté. Les plongeurs peuvent trouver leur bonheur, notamment en matière de plongée avec masque et tuba.

Bien d’autres plages existe tout autour des 372 kilomètres de côte du pays. Partout, vous serez surpris par la beauté des plages et la transparence de l’eau mais aussi par la richesse et la diversité de la faune sous-marine.