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Tadjourah et ses environ PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 25 Mai 2010 01:41

Pour se rendre à Tadjourah depuis Djibouti, il faut compter deux heures et demie de bac ou trois heures et demie de boutre ou un quart d'heure par avion ou deux heures par route goudronnée (130 km) ou 1 heure par bateau rapide.

La première traversée du golfe doit nécessairement s'effectuer par mer. Beaucoup moins rapide que par voie aérienne, elle n'en présente que plus de charme.

A Djibouti, sur la jetée du port aux boutres, près du Club Nautique, les voyageurs attendent l'heure du départ sur un quai encombré de marchandises hétéroclites Le spectacle de ces préparatifs est une permanente invitation au voyage. Pendant la traversée, la voile tendue par le vent, il n'est pas rare d'assister à un gracieux ballet de dauphins habitués à accompagner les boutres sur quelques centaines de mètres, en guise de souhait de bon voyage...

Tadjourah est une petite ville tranquille en bordure de mer. La capitale des sultans de Tadjourah, la ville aux sept mosquées, a connu ses heures de gloire lorsque les caravanes remontaient vers l'empire abyssin, bien avant la mise en service du chemin de fer. A présent, ses atouts sont balnéaires, avec ses magnifiques plages de sable blanc.

Dans son environnement de montagnes, la ville blanche présente son visage le plus séduisant lorsqu'on l'approche par mer. Les petites cases de bois de jadis ont cédé la place aux maisons en dur, blanchies à la chaux. Ici et là, apparaissent les minarets des mosquées qui donnent à Tadjourah ce cachet si particulier qui fait tout son charme.

On aperçoit tout d'abord une ligne blanche, très étirée, qui se fragmente peu à peu, puis les contours des habitations se précisent, encadrées de palmiers qui apportent une note agréable dans un paysage aride mais riche en couleurs. Sur la grève, des dromadaire attendent, immobiles, que les boutres déchargent les denrées pour les acheminer vers de lointains campements de l'intérieur.

C'est dans ce cadre admirable que Tadjourah « la Blanche » accueille les visiteurs. Entre autres buts de promenade, il ne faut pas manquer de rendre visite aux forgerons de la place qui savent transformer une vieille lame de ressort en oeuvre d'art: le célèbre poignard de Tadjourah, à la lame incurvée, symbole de virilité que portent tous le nomades du pays.

Pour visiter Tadjoura et sa région: hôtels, restaurants et centres touristiques sont à votre disposition et constituent un excellent point de départ pour des excursions.

LA FORÊT DU DAY

Depuis Randa, une visite à la forêt primaire du Day s'impose absolument. La piste serpente une quinzaine de kilomètres sur le massif montagneux avant d'atteindre la forêt.

A 1 500m d'altitude, le climat est sans doute le plus agréable du pays. Les nuages demeurent souvent à mi-pente du mont Goda, que coiffent les vestiges d'une forêt primaire. Des genévriers géants, des acacias, des oliviers sauvages, ainsi que des jujubiers et d'autres spécimens d'une flore rayée de la surface de la terre couvrent une superficie de 3,2km_ que l'on a érigée en parc national. En présence de brouillard, la condensation qui se produit est parfois considérable. Le sol, trempé comme après une averse, dégage une humidité bienfaisante qui permet aux plantes et aux arbres de subsister malgré des pluies trop espacées. L'hiver, de décembre à mars, la température descend certaines nuits à quelques degrés à peine au-dessus de zéro. Le Day est un aperçu de ce que devait être la végétation des montagnes du Sahara et de l'Arabie avant les grandes perturbations climatiques.



RANDA ET BANKOUALÉ

Les atouts du district de Tadjourah ne se limitent pas aux plaisirs de lamer. A 35 km de la ville aux sept mosquées, par une bonne route, très belle et pittoresque à souhait, se trouve le petit village de Randa, centre d'estivage et poste administratif, dans une magnifique vallée verdoyante. Située à 700 m d'altitude, Randa bénéfice d'un climat frais bien agréable qui permet d'autant mieux le développement de jardins fruitiers que les pluies abondantes qui tombent sur le proche massif du Day (17 km) lui fournissent de nombreuses sources.

A un quart d'heure de Randa, l'oasis de Bankoualé et sa jolie cascade qui coule en toutes saisons constitue un autre but de promenade. Un ruisselet y alimente de petits jardins dominés par des palmiers uniques dans le pays. D'une vingtaine de mètres de hauteur, ils sont surmontés d'un épais bouquet de feuilles dressées en éventail.

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Mise à jour le Mardi, 23 Août 2011 21:25
 

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